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La Forêt Aokigahara

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Aujourd’hui nous allons parler d’un endroit tristement célèbre au Japon : La forêt Aokigahara

Aujourd’hui nous allons parler d’un endroit tristement célèbre au Japon : La forêt Aokigahara

 

Le documentaire « Aokigahara, suicide forest » est disponible en bas de l’article

 

Appelée « l’endroit idéal pour mourir », la forêt Aokigahara a été élue deuxième place la plus populaire au monde pour aller se suicider (la première est le Golden Gate Bridge).

Les spiritualistes japonais estiment que les suicides commis dans la forêt ont imprégné les arbres de Aokigahara et génèrent une activité paranormale. Des campagnes de prévention sont faites pour essayer de dissuader les visiteurs de trop s’enfoncer dans la forêt. Pour compliquer encore les choses, l’utilisation de boussole est rendue inutile par les riches gisements de fer dans le sol volcanique de la région.

En raison de l’immensité de la forêt, les visiteurs désespérés sont peu susceptibles de rencontrer quelqu’un une fois à l’intérieur du Jukai 樹海, littéralement « mer d’arbres », de sorte que les policiers ont monté des pancartes (« votre vie est un don précieux de vos parents », ou encore  « s’il vous plaît, consultez la police avant de vous décider à mourir! « ) sur des arbres dans l’ensemble de la forêt.

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Cela n’empêche pas les personnes déterminées à aller se suicider dans cette forêt dense. Chaque année, de nombreux cadavres sont retrouvés (370 en 2005, 376 en 2006, 342 en 2007) par des bénévoles qui nettoient les bois. Mais beaucoup sont à jamais perdus dans les profondeurs de Aokigahara. Les autorités japonaises ont arrêté de publier le nombre de suicides exact afin de ne pas rendre l’endroit encore plus populaire.

Les agences de presse contemporaine ont noté la récente flambée des suicides dans la forêt. Le roman de Seicho Matsumoto Kuroi Jukai, blâmant le ralentissement économique du Japon, a revitalisé la popularité de la soi-disant « forêt des suicides » parmi ceux déterminés à mettre fin à leurs jours.

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Les habitants disent qu’ils peuvent facilement repérer les trois types de visiteurs de la forêt: les randonneurs, intéressés par des vues panoramiques du Mont Fuji, les curieux espérant un aperçu macabre et les âmes ne prévoyant pas de retour.

Ceux qui espèrent s’ôter la vie ne peuvent pas prendre en considération l’impact qu’ont les suicides sur les habitants et les travailleurs forestiers. Dans les paroles d’un officier de la police locale, «j’ai vu beaucoup de corps qui ont été vraiment mal décomposés, ou ont été « cueillis » par des animaux sauvages. Au final … Il n’y a rien de beau de mourir là-dedans. »

aokigahara - japon

 

Les travailleurs forestiers ont une activité encore pire que la police. Ils doivent transporter les corps vers le bas de la forêt, à la station locale, où les corps sont placés dans une salle spéciale utilisée spécifiquement pour abriter les cadavres.
Les travailleurs forestiers jouent alors à jan-ken-pon (pierre, papier, ciseaux) pour voir qui doit dormir dans la chambre avec le cadavre.
Pourquoi ? Parce que l’on croit que si le cadavre est laissé seul, cela lui portera malheur dans l’au-delà.

Documentaire : aokigahara, suicide forest

 

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